Système bielle-manivelle : Mécanisme constitué de trois solides liés par des liaisons pivot et pivot-glissant.
- Identifier les composants du système
- Caractériser les liaisons entre les composants
- Déterminer les paramètres de positionnement
- Écrire les relations cinématiques
Le système bielle-manivelle est constitué de 3 solides :
- Solide 1 (manivelle) : tourne autour d'un axe fixe
- Solide 2 (bielle) : relie la manivelle au piston
- Solide 3 (piston) : se translate linéairement
Chaque liaison limite certains mouvements :
- Liaison pivot entre 0 et 1 : rotation autour de l'axe Oz
- Liaison pivot entre 1 et 2 : rotation autour de l'axe perpendiculaire au plan
- Liaison pivot-glissant entre 2 et 3 : translation et rotation
Variables angulaires et linéaires :
- \(\theta_1\) : angle de la manivelle par rapport à Ox
- \(\theta_2\) : angle de la bielle par rapport à Ox
- \(x_3\) : position du piston sur l'axe Ox
Le système bielle-manivelle convertit un mouvement rotatif en mouvement rectiligne alternatif.
• Modélisation : Identifier les solides rigides et leurs liaisons
• Géométrie : Utiliser des repères locaux pour chaque solide
• : Appliquer les lois de composition des vitesses
Vérin hydraulique : Dispositif qui convertit l'énergie hydraulique en force mécanique linéaire.
Le vérin hydraulique comporte deux parties principales :
- Le corps (fixe ou mobile) qui contient le fluide
- La tige qui sort/rentre du corps
La liaison pivot-glissant autorise :
- Translation selon l'axe du vérin
- Rotation autour de l'axe (souvent bloquée)
Soit \(L(t)\) la longueur variable du vérin :
- Vitesse de sortie de la tige : \(\dot{L}(t)\)
- Accélération correspondante : \(\ddot{L}(t)\)
Le vérin hydraulique impose un mouvement linéaire contrôlé entre deux solides.
• Modélisation : Simplifier le système à ses composants essentiels
• Liaisons : Identifier les degrés de liberté autorisés
• : Écrire les relations entre positions relatives
Bras manipulateur : Mécanisme articulé composé de segments liés par des articulations motorisées.
Un bras manipulateur typique comporte :
- Base fixe (solide 0)
- n segments (solides 1 à n)
- n articulations (liaisons pivot)
Chaque articulation i est caractérisée par :
- \(\theta_i\) : angle de rotation (articulation rotoïde)
- \(d_i\) : déplacement linéaire (articulation prismatique)
La position de l'effecteur dépend des n paramètres articulaires :
- \(\vec{OP} = f(\theta_1, \theta_2, ..., \theta_n)\)
- Modèle direct : \(\vec{q} \rightarrow \vec{P}\)
Pour chaque liaison i, matrice de transformation :
- \(T_i^{i-1} = T_{trans}(x_i, y_i, z_i) \cdot T_{rot}(R_i^{i-1})\)
- Transformation totale : \(T_n^0 = T_1^0 \cdot T_2^1 \cdot ... \cdot T_n^{n-1}\)
Un bras manipulateur à n degrés de liberté est modélisable par n paramètres articulaires.
• Repères : Attribuer un repère à chaque solide selon la convention DH
• Paramètres : Identifier les variables articulaires indépendantes
• Matrices : Utiliser les matrices homogènes pour les transformations
Suspension automobile : Système mécanique qui relie la roue au châssis et absorbe les irrégularités de la route.
La suspension doit permettre :
- Le maintien du contact pneu-route
- L'absorption des vibrations
- La limitation des mouvements parasites
Exemple d'une suspension MacPherson :
- Bras inférieur : liaison pivot avec le châssis
- Tube télescopique : liaison pivot-glissant
- Triangle supérieur : liaison sphérique
Calcul de la mobilité :
- \(m = 6(n-1) - \sum_{i=1}^{L} c_i + h\)
- \(n\) : nombre de solides, \(c_i\) : degrés de liaison
- \(h\) : hyperstatisme du mécanisme
Paramètres de positionnement :
- \(z\) : hauteur de la roue par rapport au châssis
- \(\alpha, \beta, \gamma\) : angles de carrossage, d'attitude, de convergence
La suspension contrôle la position et l'orientation de la roue par rapport au véhicule.
• Isostatisme : Le mécanisme doit être suffisamment contraint
• Indépendance : Les mouvements doivent être contrôlés indépendamment
• Stabilité : Le système doit rester stable dans toutes les configurations
Robot articulé : Manipulateur robotique avec plusieurs degrés de liberté disposés en chaîne cinématique.
Relations entre angles articulaires et position/orientation de l'effecteur :
- \(\vec{P} = f(\theta_1, \theta_2, ..., \theta_6)\)
- Matrice homogène : \(T_6^0 = f(\vec{\theta})\)
Attribution des repères selon les règles :
- L'axe \(z_i\) suit l'axe de l'articulation i
- L'axe \(x_i\) perpendiculaire à \(z_{i-1}\) et \(z_i\)
- Origine au point d'intersection des perpendiculaires
Pour chaque articulation i :
- \(a_i\) : distance entre \(z_{i-1}\) et \(z_i\) le long de \(x_i\)
- \(\alpha_i\) : angle entre \(z_{i-1}\) et \(z_i\) autour de \(x_i\)
- \(d_i\) : distance entre \(x_{i-1}\) et \(x_i\) le long de \(z_i\)
- \(\theta_i\) : angle entre \(x_{i-1}\) et \(x_i\) autour de \(z_i\)
Calcul des angles articulaires à partir de la position souhaitée :
- \(\vec{\theta} = f^{-1}(\vec{P})\)
- Souvent résolu par des méthodes analytiques ou numériques
Relation entre vitesses articulaires et vitesses opérationnelles :
- \(\begin{bmatrix} \vec{v} \\ \vec{\omega} \end{bmatrix} = J(\vec{\theta}) \cdot \dot{\vec{\theta}}\)
- Jacobien : \(J = \frac{\partial f}{\partial \vec{\theta}}\)
Un robot articulé est modélisé par son modèle géométrique direct et inverse, permettant le contrôle de l'effecteur.
• Convention DH : Méthode systématique pour modéliser les chaînes cinématiques
• directe : Calcul de la position de l'effecteur à partir des angles
• inverse : Calcul des angles à partir de la position souhaitée
- Analyse topologique : Identifier les solides et les liaisons
- Paramétrage : Définir les variables indépendantes
- Repères : Attribuer des repères à chaque solide
- Transformations : Utiliser les matrices homogènes
- Résolution : Appliquer les lois de la cinématique
- Un solide rigide possède 6 degrés de liberté dans l'espace
- Une liaison réduit le nombre de degrés de liberté
- La mobilité d'un mécanisme dépend de sa structure
- Les paramètres de positionnement doivent être indépendants
- La cinématique inverse peut avoir plusieurs solutions